La Photo du Mois #32 : Ambiance automnale

Le thème du mois fut choisi par Josette en argumentant ainsi :"Elle est partout en ce moment ! Dans la couleur … Dans les balades … Dans les fruits et les légumes … Dans les fêtes, les fleurs et les commémorations … Et plus encore ! Je ne doute pas de votre imagination !"

J'ai pensé aux arbres avec leurs magnifiques couleurs, j'ai même fait une belle photo sur une aire d'autoroute. Mais dès le départ, en lisant ce thème, j'ai pensé à cette image qui ne rend pas si forte la beauté immaculée des champignons... Une vraie œuvre d'art naturelle qui interrompe les promeneur.se.s subjugué.e.s par ce spectacle enchanteur.
Chez les blogocopains et blogocopines :
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Lectures de la rentrée 2017 (littéraire ou pas) #2

Du côté du Nobel et de l'Islande et beaucoup de grandiose....

Les vestiges du jour - Kazuo Ishiguro ***

Couverture du livre « Vestiges Du Jour » de Kazuo Ishiguro aux éditions Belfond
Image captée chez l'éditeur
Oui, je sais, Les vestiges du jour a obtenu le prix prestigieux du Booker Prize 1989 et ma modeste notation de trois étoiles est juste lamentable. Oui, je sais, les descriptions minutieuses des conversations passées et imaginées sont incroyablement réussies. Oui, je sais, on s'y croirait dans cette avant-seconde guerre mondiale lorsqu'on parlementait avec des pantins d'Hitler en espérant qu'un esprit malade pourrait comprendre quelque chose à la diplomatie. Oui, je sais, tout est disséqué, évalué, remarquablement décrit. Oui, je sais, la société de castes et de classes y est particulièrement bien cernée : d'un côté les propriétaires, de l'autre leurs serviteurs, à commencer par notre héros, Stevens, majordome de son état qui a vécu une vie choisie de lui, soucieux du service rendu, oublieux de sa condition humaine (c'est ce qui nous arrive encore lorsque le métier prenant accapare tout notre esprit, et je sais de quoi je parle là). 

Alors pourquoi ces trois étoiles sans coup de cœur ?     
J'ai eu le sentiment de me faire avoir en beauté et de parfois m'ennuyer. Certaines répétitions de mots (en particulier, la première scène) ont eu le don de m'exaspérer (et ce n'est peut-être pas lié à l'auteur, Kazuo Ishiguro, mais à la traduction française?). Les anecdotes intéressantes de ce majordome, qui partent dans tous les sens, décrivent une époque révolue et sont entrecoupées par les aléas d'un voyage de Stevens. Je ne me suis jamais vraiment impliquée dans ce récit et j'ai tourné les pages en soufflant. Pire : se fier à la quatrième de couverture est illusoire, limite décevant, décrivant une intrigue qui n'a pas lieu d'être ici. Bref, je suis très très déçue et suis passée à côté dudit chef d’œuvre. 

Éditions Belfond
Traduction de Sophie Mayoux  
Emprunté à la biblio


Nocturnes - Kazuo Ishiguro *****

Nocturnes : Cinq nouvelles de musique au crépuscule par Ishiguro
Image captée sur le site Babélio
Cinq nouvelles de musique au crépuscule est le juste sous-titre réservé à ce très beau recueil de courts récits. Par une singularité littéraire, Kasuo Ishiguro rompt les intrigues en frustrant son lectorat. Certaines histoires sont poignantes (entre autres, l'entame et sublime Crooner qui conjugue union et célébrité) ou surprenants (Les collines de Malvern qui par leur beauté peuvent devenir un gouffre conjugal), d'autres jubilatoires (Advienne qui pourra. - dans cette galère, j'ajouterai - ou l'art de faire accuser un chien et de risquer sa peau). Nocturne transforme une opération chirurgicale en une aventure digne de James Bond (la dinde en plus !). Violoncellistes (des artistes pas assez reconnu.e.s) clôture le tout et me parait la moins réussie. Ce qui est impressionnant reste le mélange des genres et la qualité littéraire. Le rythme est alerte, l'écrit précis accompagné de l'horrible frustration (déjà dite en début de chronique) de quitter tout ce beau monde. Kazuo Ishiguro s'amuse avec son lectorat, s'emploie avec maestria à des intrigues farfelues. On a le sentiment peut-être à tort que l'auteur, en débutant une nouvelle ne sait pas où elle va le mener, et déambule en pleine confiance. Lors de plusieurs récits, on sent une rupture littéraire au milieu et un parti pris. Nocturnes narre des personnages cabossés par la vie ou prenant sciemment de mauvaises décisions. On assiste à leur dérive et leur façon de rebondir. Il y a une vraie fragilité et une fraîcheur à décrire les sentiments amoureux qui font plaisir à lire : Nocturnes est doux, tendu et foncièrement beau !     

Editions des Deux Terres
Excellente et magnifique traduction d'Anne Rabinovitch   
Emprunté à la biblio
 
Ör - Audur Ava Olafsdottir *****  (rentrée littéraire 2017 #4)
Ör
Image captée chez l'éditeur

Comme j'aime retrouver Audur Ava Olafsdottir, une de mes chouchoutes que je suis avec plaisir ! Ör signifie cicatrices, celles faites au cœur, celles faites au corps en temps de guerre par exemple. Dans ce roman, on retrouve les thèmes chéris de l'auteure : la paternité, la quête de sens et la réparation. Justement, notre héros mal en point (abandonné par sa femme, plus trop sûr des liens familiaux qui l'entourent, une mère en fin de vie) décide d'en finir. Mais pour ne pas faire de peine à ses proches, il part loin, cotôyer le pays le moins sûr du monde, en traversant l'océan, et en emportant avec lui une boîte à outils. Il y découvrira d'autres cicatrisés de la vie. 

Toujours enthousiasmant, l'univers d'Audur Ava Olafsdottir me (ré)conforte dans ce choix de littérature. Celui qui part là où on ne l'attend pas, celui d'une très grande classe, qui suggère plus qu'il ne décrit, abordant avec délicatesse et subtilité la condition féminine et masculine en temps de guerre. Chaque partie du récit est annoncée par une citation illustre ou bien un morceau du carnet de bord de notre héros, Jonas Ebeneser. C'est beau, frais, improbable. L'écrivaine a le don de la sincérité et de la concision : adepte des courts romans, j'acquiesce. Seule, la fin d'Ör est ratée de chez ratée, bouclée en trois mots donc décevante. Mais comme le reste est sublime, j'oublie cette fausse note...

Editions Zulma
Traduction inégalable de Catherine Eyjolfsson (merci, merci, merci !)
Acheté sous mes bons conseils (parce que je le vaux bien !)

De la même auteure (tous ses romans lus et approuvés) :  L'embellie     L'exception    Le rouge vif de la rhubarde    Rosa candida

Lectures de la rentrée 2017 (littéraire ou pas) #1

Côté nouveautés offertes et pas gaies, gaies !

Parmi les miens par Pons
Image captée sur le site Babélio

Parmi les miens - Charlotte Pons **** (rentrée littéraire 2017 #1)

Manon, trentenaire un peu paumée et maman débutante, apprend l'accident de voiture de sa mère en état végétatif. Plus décidée que les siens du sort de cette dernière, l'héroïne va quêter l'affection du clan en même temps qu'enquêter sur le passé maternel.   
Parmi les miens est un joli roman, frais, sans fioritures, sans concession, qui ne se soucie pas des convenances. Il y a une belle énergie et la rage de vivre.  L'euthanasie est abordée de manière frontale tout comme les réflexions et choix des survivants. La fin est magnifique et rappelle En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut. Une lecture sombre mais assez vivifiante... Si, si c'est possible !

Éditions Flammarion (très en forme)
Service de Presse offert par Hélène et Jean-François Delapré, libraires au Saint Christophe de LESNEVEN (29).


 Femme à la mobylette - Jean-Luc Seigle ***** (rentrée littéraire 2017 #2)

Femme à la mobylette par Seigle
Image captée  sur le site Babélio
Reine fait partie du quart monde. 
Plaquée par son mec, elle oscille constamment entre se battre contre une destinée qui ne cesse de s'acharner et l'envie d'en finir (en emmenant avec elle ses trois petits bouts qui n'ont rien demandé, à part un peu de légèreté). Une femme à bout que le grand ménage devant la maison va libérer. 
Il y a une part de Gervaise chez la Reine de Jean-Luc Seigle. Femme à la mobylette, pamphlet de notre réalité, parle de rémission et de dignité, délivre un message de paix sociale (tout ce qui fait défaut dans la politique actuelle mais je m'égare). Il est utile que nos auteurs contemporains s'entêtent à parler des gens de peu, parce que nos gouvernants ont une fâcheuse tendance à les oublier et à négliger leurs devoirs, celui en particulier de faciliter leur inclusion et celle de leurs enfants. Olivier Adam en a fait un temps son crédo, il est bon que Jean-Luc Seigle s'empare du flambeau.

Résolument roman social, Femme à la mobylette m'a touchée, d'autant plus je commence à être sérieusement exaspérée par certaines réductions et démonstrations de mon cher ministère. La fin est déroutante mais apaisée. L'image de Reine restera ancrée longtemps chez moi. Alors, merci, Monsieur Seigle !

Éditions Flammarion (encore une bonne pioche)
Service de Presse offert par Hélène et Jean-François Delapré, libraires au Saint Christophe de LESNEVEN (29).

 Un vertige - Hélène Gestern *** (rentrée littéraire 2017 #3)

Un vertige par Gestern
Image captée sur le site de Babélio
Deux histoires qui racontent un couple qui ne cesse de se retrouver avant de se perdre à nouveau : entre attentes, illusion et mesquineries, Un vertige montre qu'une séparation vaut mieux qu'une vie à deux subie et castratrice.

Des romans qu'Hélène Gestern a écrits, Un vertige est celui que j'aime le moins : question de timing à mon avis. Je n'ai pas supporté les phases répétitives, inhérentes à une relation inscrite dans le temps et le défaut. J'y retrouve la plume toujours saillante de l'auteure, sa profonde réflexion dans l'introspection. Mais j'avais besoin d'aspiration et de plus de variété au moment de ma lecture.

Je remercie Hélène Gestern pour l'envoi d'Un vertige et de sa fidèle loyauté.

Collection 1er Mille
Éditions Arléa  

De la même auteure :    Eux sur la photo    L'odeur de la forêt    La part du feu     Portrait d'après blessure


La suite, un jour ou l'autre... Enfin quand je pourrai !




La Photo du Mois #31 : Innovation

Le thème de ce mois est choisi par Cricriyom from Paris avec ce questionnement : Comment pouvons-nous mettre en valeur l'innovation, la création collective, le Eureka des temps modernes

Alors j'ai pensé d'abord aux éoliennes, aux belles motos, et puis j'ai trouvé cette image prise à Issigeac (en Dordogne). En vadrouillant dans cette cité toute sympa (avec de très charmantes demeures mises en valeur), je me suis arrêtée devant cette façade pleine de poésie, de fantaisie et de liberté.  


Bref, un lieu d'innovation artistique pour le bien-être visuel des passant.e.s et je loue la générosité et l'ingéniosité des propriétaires.

Allons repérer l'innovation des copinautes :

La Photo du Mois # 30 : Palette de couleurs

La thème de ce mois fut choisi par Philae.

Palette de couleurs, j'adore !

Choisie par les trois filles de la famille (mes deux belettes et moi), elle a remporté l'adhésion. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir bataillé ferme avec la copine maltaise qui a raté le podium d'un cheveu. Cette image fut produite le week-end dernier lors d'une balade autour de mon nouveau chez-moi, entre deux averses. Une météo qui ne m'a pas changée de celle du Nord : cela m'apprendra à aller vivre plus au sud !!!!!

Allons admirer l'univers colorisé des pdmcopains et pdmcopines

Mes lectures de vacances - été 2017 # 7 et fin

Que du très bon pour clôturer un super été littéraire ! Je suis contente de mes choix, les lectures furent de qualité. J'ai varié et je ne l'ai pas regretté : cette diversité m'a ouvert davantage l'esprit. Je vous souhaite une belle rentrée pour celles et ceux qui achèvent bientôt leurs vacances et un bon week-end pour les autres.

Quand sort la recluse – Fred Vargas ****
Quand sort la recluse par Vargas
image captée du site Babélio


Le commissaire Adamsberg, héros récurrent de Fred Vargas, est confronté à une série surprenante de décès d'hommes âgés liés à une piqûre d'araignée recluse, animal pourtant connu pour sa discrétion et son pacte de non-agression. Soupçonnant que le hasard n'y est pas pour grand-chose dans l'affaire, il sera accompagné dans son enquête par ses plus fidèles et assurés compagnons, pendant que la rébellion au commissariat face à cette nouvelle fantaisie adamsbergaine menace d'exploser la bonne cohésion d'équipe et d'expulser en plein vol et hors sol notre héros.


Véritable succès littéraire, Quand sort la recluse est un génial retour à ce que fait de mieux Fred Vargas : une histoire rondement ficelée (malgré la même erreur commise que celle faite par Pierre Lemaître dans Travail soigné : un truc inconcevable dans la vraie vie des policiers - celui de croire le premier venu et de douter de ses coéquipiers - et qui les fait encore passer pour des gens bien naïfs, ce qu'ils ne sont pas et c'est tant mieux pour nous ! Bref c'est ce genre de détail qui retire d'office une étoile à une note de lecture. Mais je reviens à mes moutons), un récit haletant et très bien séquencé, des personnages bien ancrés et peu forcés (je loue la capacité de Fred Vargas à ne pas tomber dans les clichés). A l'entrée du roman, l'auteure capte rapidement l'attention des lecteurs à l'aide de petites enquêtes rapidement résolues, qui montrent la vie d'un commissariat et les forces en place. C'est astucieux et intelligent. Adamsberg fait preuve d'humanité, et est un personnage plus fouillé que d'habitude. Comme dans Pars vite et reviens tard, Fred Vargas instruit son lectorat en discourant en dehors de l'enquête sur toutes les formes de réclusion. Il y a bien sûr les coïncidences heureuses (ou malheureuses, c'est selon). Bref, Quand sort la recluse est un très bon roman policier et mérite amplement son succès auprès du public.
Editions Flammarion
 
Emprunté à ma belle-sœur chérie à qui j'ai offert ce roman (cela vaut toujours le coup de faire des cadeaux !!!!)



Le dimanche des mères – Graham Swift - *****

Le dimanche des mères par Swift
Image captée du site Babélio
Nous sommes en 1924 en Angleterre. Le dimanche des mères est l'unique journée libre des gouvernantes et bonnes de familles bourgeoises afin de rejoindre leur mère. Jane Fairchild, orpheline de naissance, est au service du couple bienveillant M et Mrs Niven, partis en goguette ce jour célébrer en avant-première la future union de l'héritier des Sheringham avec la richissime fille des Hobbay. Jane dont le dimanche des mères est surtout l'occasion de rêver, de lire ou de se promener à vélo, va voir son programme bouleversé par un dernier et tendre au-revoir.

Le dimanche des mères est une histoire sublime d'une émancipation féminine et masculine, une ode à la culture et au bon sens. Il n'y a pas de haine dans ce roman, malgré le conflit des classes. Chaque personnage est respecté. En hommage aux belles Jane de la littérature anglaise classique (Jane Austen, Jane Eyre), Graham Swift nous dévoile une héroïne paisible, futée, finalement moins soumise que certains compagnons de route plus fortunés. L'écriture est superbe, simple, agréable à lire (un grand bravo à la traductrice Mme Fortier-Masek) ; l'atmosphère de l'après-guerre (avec son lot de deuils familiaux) est retranscrite avec pudeur ; les chemins de la campagne anglaise appellent à la rêverie. Il est difficile de tenir un récit sur un quasi huis clos mais à aucun moment, le rythme ne faiblit. Graham Swift a parfaitement réussi son entreprise. J'ai passé un moment formidable avec ce roman sur la ligne Brest -Rennes -Nantes, avant ma reprise de travail et ce, malgré la chaleur ambiante, tamisée par l'efficace climatisation des TGV et TER. Une vraie gageure !

Editions Gallimard (la première de couverture est splendide et terriblement sexy)
Traduction de Marie-Odile Fortier-Masek

Acheté et lu sous les bons conseils de Jean-François Delapré de la libraire Le Saint-Christophe à Lesneven (29)

Mes lectures de vacances - été 2017 # 6

Une valeur sûre des ventes annuelles en libraire !

La dernière des Steinfeld **** - Marc Lévy 

La dernière des Stanfield par Levy
Image captée sur le site Babélio
La dernière des Steinfeld présente deux duos : le premier - deux amies de coeur, Sally Anne et May- , le second – un gars George-Harrisson et une fille, Eleonor-Rigby dont le point commun est de recevoir une missive anonyme. Entre les quatre, des vols, des non-dits, des tableaux, des morts, un bistro et la rivalité Beatls-Rolling Stones !

La dernière des Steinfeld est une fresque bien travaillée de Marc Lévy. Composée en courts chapitres représentant le témoignage de quelques protagonistes (dont les quatre précités). L'alternance à la fois historique, de lieu et de sujet, dynamise l'intrigue. Les dialogues sont intéressants (Marc Lévy n'évite pas toujours les moments rasoir et il y a des saillies justes qu'il serait malhonnête d'occulter), les scènes sont bien amorcées. Rien n'a été oublié. Il y a deux réussites majeures dans La dernière des Steinfeld (excellent titre, d'ailleurs) :
* L'humilité et la bienveillance de l'auteur qui arrive par ses descriptions à ce qu'on ne porte aucun jugement sur les personnages les plus ambigus (et il fait bien). Je comprends le succès de Marc Lévy : c'est un écrivain qui ne brutalise ni son lectorat, ni ses créatures. Pourtant, ces dernières sont loin de vivre au paradis. Mais il n'y a aucune envie chez lui de surenchère ou de cliché. Il dépeint un univers ouaté version bisounours gris.
* Les éclatants personnages secondaires Hanna et Robert Steinfeld qui éclaboussent tout sur leur passage. A deux, ils éclipsent le reste de la troupe par leur force, leur ambivalence et leur humanité : une vraie réussite.

PS 1: Une lecture recommandée pour prolonger l'été et pour passer un moment agréable sans stress. C'est un pageturner particulièrement redoutable.

PS 2 : Eh non, je n'ai ni bu d'alcool, ni consommé de substances illicites pendant cette lecture et pendant l'écriture de ce court avis. C'est mon esprit en vacances et satisfait du moment passé qui a dicté ma conduite. Voilà, voilà !  

Editions Robert Laffont
Emprunté à la bibliothèque de mon paradis breton