La Photo du Mois # 30 : Palette de couleurs

La thème de ce mois fut choisi par Philae.

Palette de couleurs, j'adore !

Choisie par les trois filles de la famille (mes deux belettes et moi), elle a remporté l'adhésion. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir bataillé ferme avec la copine maltaise qui a raté le podium d'un cheveu. Cette image fut produite le week-end dernier lors d'une balade autour de mon nouveau chez-moi, entre deux averses. Une météo qui ne m'a pas changée de celle du Nord : cela m'apprendra à aller vivre plus au sud !!!!!

Allons admirer l'univers colorisé des pdmcopains et pdmcopines

Mes lectures de vacances - été 2017 # 7 et fin

Que du très bon pour clôturer un super été littéraire ! Je suis contente de mes choix, les lectures furent de qualité. J'ai varié et je ne l'ai pas regretté : cette diversité m'a ouvert davantage l'esprit. Je vous souhaite une belle rentrée pour celles et ceux qui achèvent bientôt leurs vacances et un bon week-end pour les autres.

Quand sort la recluse – Fred Vargas ****
Quand sort la recluse par Vargas
image captée du site Babélio


Le commissaire Adamsberg, héros récurrent de Fred Vargas, est confronté à une série surprenante de décès d'hommes âgés liés à une piqûre d'araignée recluse, animal pourtant connu pour sa discrétion et son pacte de non-agression. Soupçonnant que le hasard n'y est pas pour grand-chose dans l'affaire, il sera accompagné dans son enquête par ses plus fidèles et assurés compagnons, pendant que la rébellion au commissariat face à cette nouvelle fantaisie adamsbergaine menace d'exploser la bonne cohésion d'équipe et d'expulser en plein vol et hors sol notre héros.


Véritable succès littéraire, Quand sort la recluse est un génial retour à ce que fait de mieux Fred Vargas : une histoire rondement ficelée (malgré la même erreur commise que celle faite par Pierre Lemaître dans Travail soigné : un truc inconcevable dans la vraie vie des policiers - celui de croire le premier venu et de douter de ses coéquipiers - et qui les fait encore passer pour des gens bien naïfs, ce qu'ils ne sont pas et c'est tant mieux pour nous ! Bref c'est ce genre de détail qui retire d'office une étoile à une note de lecture. Mais je reviens à mes moutons), un récit haletant et très bien séquencé, des personnages bien ancrés et peu forcés (je loue la capacité de Fred Vargas à ne pas tomber dans les clichés). A l'entrée du roman, l'auteure capte rapidement l'attention des lecteurs à l'aide de petites enquêtes rapidement résolues, qui montrent la vie d'un commissariat et les forces en place. C'est astucieux et intelligent. Adamsberg fait preuve d'humanité, et est un personnage plus fouillé que d'habitude. Comme dans Pars vite et reviens tard, Fred Vargas instruit son lectorat en discourant en dehors de l'enquête sur toutes les formes de réclusion. Il y a bien sûr les coïncidences heureuses (ou malheureuses, c'est selon). Bref, Quand sort la recluse est un très bon roman policier et mérite amplement son succès auprès du public.
Editions Flammarion
 
Emprunté à ma belle-sœur chérie à qui j'ai offert ce roman (cela vaut toujours le coup de faire des cadeaux !!!!)



Le dimanche des mères – Graham Swift - *****

Le dimanche des mères par Swift
Image captée du site Babélio
Nous sommes en 1924 en Angleterre. Le dimanche des mères est l'unique journée libre des gouvernantes et bonnes de familles bourgeoises afin de rejoindre leur mère. Jane Fairchild, orpheline de naissance, est au service du couple bienveillant M et Mrs Niven, partis en goguette ce jour célébrer en avant-première la future union de l'héritier des Sheringham avec la richissime fille des Hobbay. Jane dont le dimanche des mères est surtout l'occasion de rêver, de lire ou de se promener à vélo, va voir son programme bouleversé par un dernier et tendre au-revoir.

Le dimanche des mères est une histoire sublime d'une émancipation féminine et masculine, une ode à la culture et au bon sens. Il n'y a pas de haine dans ce roman, malgré le conflit des classes. Chaque personnage est respecté. En hommage aux belles Jane de la littérature anglaise classique (Jane Austen, Jane Eyre), Graham Swift nous dévoile une héroïne paisible, futée, finalement moins soumise que certains compagnons de route plus fortunés. L'écriture est superbe, simple, agréable à lire (un grand bravo à la traductrice Mme Fortier-Masek) ; l'atmosphère de l'après-guerre (avec son lot de deuils familiaux) est retranscrite avec pudeur ; les chemins de la campagne anglaise appellent à la rêverie. Il est difficile de tenir un récit sur un quasi huis clos mais à aucun moment, le rythme ne faiblit. Graham Swift a parfaitement réussi son entreprise. J'ai passé un moment formidable avec ce roman sur la ligne Brest -Rennes -Nantes, avant ma reprise de travail et ce, malgré la chaleur ambiante, tamisée par l'efficace climatisation des TGV et TER. Une vraie gageure !

Editions Gallimard (la première de couverture est splendide et terriblement sexy)
Traduction de Marie-Odile Fortier-Masek

Acheté et lu sous les bons conseils de Jean-François Delapré de la libraire Le Saint-Christophe à Lesneven (29)

Mes lectures de vacances - été 2017 # 6

Une valeur sûre des ventes annuelles en libraire !

La dernière des Steinfeld **** - Marc Lévy 

La dernière des Stanfield par Levy
Image captée sur le site Babélio
La dernière des Steinfeld présente deux duos : le premier - deux amies de coeur, Sally Anne et May- , le second – un gars George-Harrisson et une fille, Eleonor-Rigby dont le point commun est de recevoir une missive anonyme. Entre les quatre, des vols, des non-dits, des tableaux, des morts, un bistro et la rivalité Beatls-Rolling Stones !

La dernière des Steinfeld est une fresque bien travaillée de Marc Lévy. Composée en courts chapitres représentant le témoignage de quelques protagonistes (dont les quatre précités). L'alternance à la fois historique, de lieu et de sujet, dynamise l'intrigue. Les dialogues sont intéressants (Marc Lévy n'évite pas toujours les moments rasoir et il y a des saillies justes qu'il serait malhonnête d'occulter), les scènes sont bien amorcées. Rien n'a été oublié. Il y a deux réussites majeures dans La dernière des Steinfeld (excellent titre, d'ailleurs) :
* L'humilité et la bienveillance de l'auteur qui arrive par ses descriptions à ce qu'on ne porte aucun jugement sur les personnages les plus ambigus (et il fait bien). Je comprends le succès de Marc Lévy : c'est un écrivain qui ne brutalise ni son lectorat, ni ses créatures. Pourtant, ces dernières sont loin de vivre au paradis. Mais il n'y a aucune envie chez lui de surenchère ou de cliché. Il dépeint un univers ouaté version bisounours gris.
* Les éclatants personnages secondaires Hanna et Robert Steinfeld qui éclaboussent tout sur leur passage. A deux, ils éclipsent le reste de la troupe par leur force, leur ambivalence et leur humanité : une vraie réussite.

PS 1: Une lecture recommandée pour prolonger l'été et pour passer un moment agréable sans stress. C'est un pageturner particulièrement redoutable.

PS 2 : Eh non, je n'ai ni bu d'alcool, ni consommé de substances illicites pendant cette lecture et pendant l'écriture de ce court avis. C'est mon esprit en vacances et satisfait du moment passé qui a dicté ma conduite. Voilà, voilà !  

Editions Robert Laffont
Emprunté à la bibliothèque de mon paradis breton 

Mes lectures de vacances - été 2017 # 5

Page internationale : de l'américain, de l'espagnol et du français !
Envoyez les couleurs par Westlake
Image captée sur le site Babélio

 Envoyez les couleurs *** -  Donald Westlake 

Chez les Abbott, on est enseignant puis principal du collège Colfax de père en fils et il n'est pas question de déroger à la règle. Situé dans un quartier noir défavorisé, promu par sa direction comme mixte ethniquement, l'établissement à la population scolaire ébène vit des heures chahutées depuis l'intronisation d'Oliver Abbott, dernier né de la dynastie, pas plus professeur dans l'âme que cela, mais on ne change pas des habitudes qui perdent. Grèves à répétition, confusion des luttes de pouvoir, surenchère entre les clans du statut quo et des revendications du peuple noir à disposer de son instruction. Et le groupe de la desescalade représenté par la sémillante et brillante Léona semble déborder par la situation, d'autant qu'une autre union tout aussi politique va mettre le feu aux poudres.
Dans Envoyez les couleurs, Donald Westlake sort de son héros récurrent John Dormunder (un looser maladroit mais d'un humour remarquable) et propose une intrigue bien écrite, un manifeste éducatif et sociétal. Le récit prend le temps des descriptions, le rythme est plutôt lent, les personnages sont bien ancrés. Sans être soporifique, il a manqué un certain dynamisme et de l'humour qui aurait donné de légèreté à ce roman sans diminuer la force du contenu.

Sous couvert d'un fait de société – celui de la mixité des établissements « ghettos » -, il dresse une Amérique sclérosée, pose la problématique de tous les communitarismes, dézingue les combats insipides et inefficaces, qui répondent davantage à une volonté de domination plutôt qu'à une avancée pour le bien-être de tous.
Le discours atteint l'universel : plusieurs scènes transposées au monde politique et scolaire en France y trouvent écho. Gagner une bataille ne signifie aucunement la victoire tout court. Certaines négociations se révèlent comme de vraies pertes, parce qu'à force de se laisser enfermé dans ses convictions, on perd le sens de ce qui doit être préservé. C'est vrai dans Envoyez les couleurs, c'est vrai dans la vie aussi.
Collection Rivages / Thriller
Traduction de Michel Deutsch
Emprunté à la bibliothèque de mon nouveau chez-moi




Le Territoire des Barbares *** - Rosa Montero
Image captée sur le site de l'éditeur

Dans Le Territoire des Barbares, Rosa Montero dépeint une héroïne désœuvrée, Zarza. Suite à un appel téléphonique angoissant, Zarza va renouer avec un passé enfoui pou tenter d'amadouer la menace. Sa quête sera l'occasion de l'émergence de souvenirs douloureux mais également un moyen de retrouver ceux et celles qui ont compté pour elle ou qui l'ont fait sombrer. 

Rosa Montero maîtrise le récit, cumule certaines digressions non indispensables (le vie de certains personnages n'aura plus de secret pour vous). C'est bien écrit, parfois longuet et alambiqué : j'ai sauté des pages (et en général, c'est mauvais signe, surtout quand ledit livre n'est pas un pavé). Les personnages sont bien ancrés, l'univers est dessiné. L'atmosphère oppressante participe à la quête. Thriller psychologique, Le Territoire des Barbares est un roman qui n'apportera pas forcément de réponse à toutes vos questions mais qui vous interrogera... assurément ! Dans la veine de D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan (écrit quelques années après)


Éditions Metailié
Traduction d'André Gabastou
Emprunté à la bibliothèque de mon nouveau chez-moi




Les mécomptes du capitaine Fortin par Failler
Image captée sur le site Babélio
Les mécomptes du capitaine Fortin *** - Jean Failler

Le coéquipier préféré de Mary Lester (héroïne récurrente de l'auteur) se trouve dans de beaux draps. Appelé à la rescousse par son copain pompier afin de sauver sa gamine d'une mauvaise passe, il se retrouve au cœur d'une bagarre monumentale dans une villa cossue où sexe, drogues,cadavre se côtoient. L'enquête est confiée à la gendarmerie mais il faudra compter sur Mary Lester pour opérer en sous main (sous-marin).

Sympa à lire, idéal pour les vacances, pas prise de tête et quelques invraisemblances : voici le cocktail de cet énième échantillon. Jean Failler n'évite pas les clichés, prône la théorie du complot sans jamais la justifier (la nécessaire présence de Fortin au moment du méfait n'est pas clairement explicitée et c'est bien dommage car tout repose un peu sur cette question). Certains personnages présentés de façon grossière auraient mérité un traitement plus allégé qui n'aurait perturbé ni l'humour, ni la nuance… c'est peut-être ce qui manque le plus au récit savamment dialogué.

Si vous découvrez la série des Mary Lester commencez par les tout premiers tomes : ils sont bons et l'auteur n'est pas encore tombé dans le complotisme parigot. Depuis, avec le succès de cette série bretonnante qui vous fait voyager dans la région de mon cœur, Jean Failler, touché par le syndrôme amélienothombien, publie au minimum un exemplaire par an avec une réussite littéraire aléatoire.

 Éditions Palémon
Emprunté à la bibliothèque de mon paradis breton

La Photo du Mois #29 : Effet gyroscopique

Le thème du mois fut décidé par CecileP qui explique son choix par ces explications : " C'est un effet qui apparaît à partir de 30 km/h et qui permet de tenir en équilibre ;) Il est rencontré dans différentes situations, à vous de trouver votre effet gyroscopique ;) ".

Avant d'avoir l'éclairage de la blogocopine, je m'étais attardée sur les explications de Wikipédia (dans ce cas-là, mon meilleur ami). Et comme je ne comprenais pas grand chose, j'ai demandé la contribution de mon A. (grand scientifique dans l'âme) qui, lui aussi, a visionné la vidéo de C'est pas sorcier et m'a clairement dit qu'il faut illustrer une force contraire au mouvement de la rotation et qui donne un état d'équilibre. Ce à quoi, il conclut : " Ton truc est impossible à photographier !"

Bref, avec un tel enthousiasme, j'ai bien senti que le défi était loin d'être assuré. Heureusement, la caravane du Tour de France est venue à mon secours et c'est en parcourant involontairement son chemin que  m'est venue à l'esprit cette photo improbable, prise autour de 30-40 km/h (je n'ai pas vérifié le compteur de la voiture, mais cela bouchonnait pas mal, mon A. conduisait prudemment, conscient de l'enjeu... - parce que déjà, sans vitesse, je rate une photo une fois sur deux mais là, c'était la bonne... ou pas la bonne !).

En bref, pourquoi ce choix ? D'abord parce qu'au-delà de ma performance photographique certes mesurée et anecdotique (effet gyroscopique vu en photographie), on peut constater un certain équilibre du cycle et l'épreuve reine de vélo mondial témoigne tous les jours d'étape de l'effet gyroscopique (vu d'un point de vue de la physique) nécessaire afin d'éviter la chute... que voilà !

Gyroscopiquons les copains et copines

Mes lectures de vacances - été 2017 #4

Place aux jeunes ... héros en littérature Adolescents ensuite, côté archi-primé et c'est très intéressant !

Aussi libres qu'un rêve - Manon Fargetton ****
Je n'arrive pas à retenir le titre mais le pitch de ce roman d'anticipation est extra.

Image captée sur le site de l'éditeur
Deux sœurs jumelles nées à quelques minutes d'intervalle n'ont pas le même mois de naissance : la première -une Décembre- est sujette à un avenir professionnel technique (manipulation de machines), répétitif, restreint et peu stimulant ; la seconde plus chanceuse -une Janvier- a le choix de l'artiste et se destine à une carrière de comédienne. Dans leur monde, les enfants naissent au gré de l'aléatoire contrôlé et n'échappent pas à un déterminisme autre que social : celui des Dates de naissance. Aidées de deux garçons liés également dès leur plus jeune âge, nos deux mémères assez frustrées ont bien envie d'envoyer valser cet univers sclérosé et sclérosant, qui confine plus qu'il n'affranchit... quitte à perturber l'ordre établi.   


Aussi libres qu'un rêve est une jolie histoire, bien construite qui n'exige pas un haut degré de concentration. Adaptée à son public adolescent, l'intrigue renvoie à un quatuor de jeunes gens bien décidés à en découdre. Au-delà du propos, la question de l'inné et de l'acquis reste sous-jacente : l'éducation, même si elle ne détermine pas la personnalité inhérente à chacun.e, contribue à l'affermir. Ce roman aborde à sa manière cette réflexion philosophique. Manon Fargetton a installé un univers propre avec un lexique, un phrasé que ne renierait pas Iain M. Banks. Toutefois, il aurait été intéressant que les personnages soient plus nourris, afin d'éviter le mélo. On a le sentiment que l'auteure n'a fait qu'effleurer la difficulté : descriptions peu creusées, caractères pas assez approfondis, scènes qui auraient mérité plus de description. On est loin du travail de J.K Rolling sur la série Harry Potter  mais l'initiative est louable et appréciable.
Néanmoins, Aussi libres qu'un rêve vaut vraiment le coup d’œil, s'adresse autant aux adolescents qu'aux adultes, sans jugement mais juste pour le questionnement politique induit. Ce roman a reçu tout plein de prix littéraires (Prix Chronos, Prix des collégiens de l'Estuaire, Prix Ruralivre en Nord - Pas de Calais, Prix Jacaranda) l'année de sa sortie.

Éditions Castelmore ( le titre est rédhibitoire à la vente même s'il s'explique par le contexte du roman)
 
Evasion musicale : Wonderful Live - Colin Vearmonde (alias Black) une des chansons de ma vie (un clin d’œil à miss Valérie)
   

Mes lectures de vacances - été 2017 # 3

Place aux jeunes ... héros en littérature adulte d'abord, côte best-sellers et c'est archi-mérité !

Trois jours et une vie - Pierre Lemaître *****

Trois jours et une vie par Lemaitre
Image captée du site Babélio
C'est un coup de cœur !
D'abord, avant de tenter de résumer le pitch du livre sans rien dévoiler, je félicite Pierre Lemaître de rendre l'exercice infaisable ! C'est toujours tentant de spoiler mais cela n'a jamais été ma came donc face à la difficulté, je n'abandonne pas quitte à rendre cet avis totalement incompréhensible. 

Le jeudi 23 décembre 1999, un enfant (Rémi, six ans) disparaît. Les habitants de son village (Beauval) se mettent en quête de le retrouver vivant ou mort. Acteur et spectateur des faits, Antoine (12 ans) narre cette quête de longue haleine (exactement seize années) et son influence dans son existence.

Remarquable, il n'y a pas d'autre mot pour résumer cette lecture. Comme, lors d'un épisode de Columbo, la trame de la disparition nous est décrite en long, en large, en travers (de forêts). Pas de chichis. Et pourtant, Pierre Lemaître évite le scabreux, arrive à psychanalyser un criminel malgré lui (mais doté d'une vraie violence meurtrière), à nous le rendre presque humain. Pire, on craint la révélation de la vérité et l'effondrement de son petit univers. 
Comme Hitchcock avant lui ou Woody Allen dans Match Point, Lemaître nous renvoie un meurtrier aussi sympathique que malfaisant, un être qui n'aura de cesse de fuir ses responsabilités afin de protéger son intégrité, condamné à purger une peine plus légère que la perte d'un enfant. Question : à quel âge, est-on responsable ? C'est là, tout le cheminement d'un humain doté d'une intelligence hors normes et d'une sensibilité plutôt vide, un criminel en puissance. L'ultime révélation, quant à elle, montre tout l'amour et toute la chance qui l'ont accompagnés dans cette destinée. L'écriture est remarquable : les phrases sonnent juste, pas d'expression emberlificotée, pas de vocabulaire pompeux. La simplicité littéraire est aussi difficile à maîtriser que l'humilité. Pierre Lemaître semble être garant de ces deux qualités. 
Le libraire - Monsieur Galloux - (maison de la presse de Cadillac-en-Fronsadais) a affirmé :" Trois jours et une vie, c'est super bien écrit mais c'est très très dur." Ce à quoi, je lui ai demandé : "C'est gore ?" (je garde en tête le souvenir cuisant de Travail soigné). Lui me rétorque : "Non, pas gore du tout mais dur." Je confirme.

Acheté et lu grâce aux conseils de ce monsieur dont je recommande le tout petit rayon de librairie avec d'excellents choix de lecture. 

Éditions Le livre de Poche

PS : je dois être une des rares sur la blogo à ne pas avoir lu ce roman noir avant et certainement pas la seule à m'extasier devant cet objet.