Les filles d'aujourd'hui

en hommage à nos superbes athlètes féminines qui en veulent et montrent tout leur talent, à nos écrivaines qui tracent des sillons littéraires parfois occultés par les critiques professionnels, néanmoins repérés par des lecteurs/lectrices attentifs/attentives à ce que chaque voix se fasse entendre. Cette quinzaine des JO me met en joie : j'y trouve tout ce que j'aime (la hargne, l'envie, la volonté de se surpasser, l'esprit d'équipe et la fierté de représenter son pays...). Du coup, moi, la râleuse qui boudait les dernières rentrées littéraires, j'ai décidé d'y jeter un œil et d'écouter mon cœur. Donc place aux femmes... et aux hommes qui le méritent.
évasion musicale : Les filles d'aujourd'hui - Joyce Jonathan et Vianney

Lectures de vacances : Rue Fromentin

Les enfants indociles de Marie Charrel ****

Claire Jarnon mène une vie tranquille : chroniqueuse dans un journal local, elle passe son temps à inventer et à rédiger des comportements zodiacaux, sensibles à son humeur du moment. La disparition de sa grand-mère paternelle et le jeu de piste que cette dernière a laissé sur son sillage vont chambouler sérieusement son monotone quotidien. 

12804828_675205029248975_8300360336674318044_nAlors cap' ou pas cap' de lire ce livre réjouissant et sympathique? Honnêtement, Les enfants indociles au titre sublime mérite le coup d’œil. Marie Charrel dresse l'itinéraire d'une jeune femme au potentiel inassouvi, qui par manque de confiance ou par manque tout court (d'amour - familial en particulier avec une mère absente et un père en fuite) n'ambitionne pas grand chose dans sa vie. Les défis lancés par sa grand-mère qui, elle, a toujours assuré et les rencontres humaines qu'ils impliquent vont l'amener à se dépasser. Je soupçonne Marie Charrel d'envisager une suite à cette quête par l'intermédiaire de ce mystérieux locataire aux yeux bleus saisissants, dont la présence rassure l'héroïne et interpelle le lecteur. Un excellent roman d'été réussi.
autres avis : Nadège, Faelis, Caroline Doudet, Stephie,

Je suis si bien ici sans toi de Courtney Maum ****
Richard Haddon est un peintre qui, lui aussi, se cherche. Il a fauté et sa femme a du mal à encaisser l'adultère longue durée. Sa carrière professionnelle fait un status quo. L'inspiration lui fait défaut. Bref, tout va bien ! La vente d'un tableau anecdotique mais si précieux dans son parcours amoureux va relancer la donne et l'obliger à prendre des risques, tous les risques...

9782919547470Cette histoire agréable mérite d'être lue et est idéale pour cette saison chaude pendant laquelle les corps s'exposent et les couples parfois explosent. Mais quelle idée d'avoir donné un tel titre qui rend invendable le bouquin ! (même s'il s'explique par l'intrusion épistolaire d'une ex qui a du mal à se faire oublier)
Imaginez : vous avez une bonne copine et vous souhaitez lui offrir ce dit bouquin. Elle découvre le titre et elle pense quoi du message que vous lui adressez, hein, elle en pense quoi ? Et je ne parle pas du cas de votre chéri-chéri ou chérie-chérie. Bref, Je suis si bien ici sans toi devient le premier livre que je n'offrirai pas, à cause de sa dénomination et c'est la première fois que je reproche un titre aussi rédhibitoire.

Et honnêtement c'est bien dommage parce qu'il y a des moments très doux dans ce roman (des vidéos familiales splendides, un questionnement judicieux sur le couple, une réflexion politico-artistique fine et drôle). Courtney Maum a parfaitement engagé son entrée en littérature avec sérieux et intelligence.
Il vous reste juste à dépasser la première de couverture !

Traduction de Sophie Troff 
autres avis : Cathulu, Nadael,

Deux services de presse lus en mai et chroniqués en août ... non, non, je ne suis absolument pas en retard !
Images des romans chopées sur le site des Éditions Rue Fromentin
 

La Photo du Mois #18 : Les Touristes

Le thème de ce mois fut choisi par BiGBuGS qui précise : " c'est l'époque, et ils sont partout. sortez vos appareils photos et surprenez-moi encore une fois. Pas de consigne particulière, choisissez même une vieille photo, si ça vous fait plaisir."

Des touristes sur un canoé couverts par les branches d'un arbre et couvés par le lac Émeraude (parc national de Yoho, BC, Canada). J'ai du mal à les plaindre !

Repérons les touristes des autres.
AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Carolyne, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, Claire's Blog, Cocazzz, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, Guillaume, J'habite à Waterford, Josette, Kenza, KK-huète En Bretannie, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilou Soleillant, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Mireille, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Paul Marguerite, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Wolverine, Woocares, Xoliv', écri'turbulente.

La Photo du Mois #17 : Reflet

Reflet fut choisi par Testinaute
La plage de la Grève Blanche (29)
J'ai eu un mal fou à trouver la photo qui me plairait de mettre ici pour illustrer le thème du mois. La voici, la winneuse parmi cinq préalablement choisies. Elle s'est imposée, incognito, sans violence, discrètement. Pourtant à la regarder, rien d'exceptionnel mais bon, il y a cette lumière tantôt ténue, tantôt éblouissante, diluée dans les nuages et absente sur la plage. Que de reflets, donc !

Voyons les autres refléter !
AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, Claire's Blog, Cocazzz, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, KK-huète En Bretannie, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Mireille, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sense Away, Sinuaisons, Sous mon arbre, Tambour Major, Testinaute, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Wolverine, Woocares, Xoliv', écri'turbulente.

A l'heure où je prépare ce billet, il est 2h du matin en France ce 15 juillet et 17h au Canada (et on est encore le 14 juillet). Je viens d'apprendre l'effroyable : je pense à Galinette (elle qui a fait de Nice son emblème bloguesque avec ses galets) et François (dont le pseudo porte l'appartenance géographique), à leur famille, à cette ville touchée en plein cœur républicain. Par respect pour les victimes, pour leurs proches et pour les rescapés, il faut continuer à vivre, croire en nous et en nos valeurs, sans occulter la peine, chaque peine. Je vous embrasse. 

Fête du foot ! #2

Jamais je n'ai été aussi ravie d'avoir raison ! C'est vrai, je le reconnais, je suis de nature souvent catégorique (ma copine I. de la médiathèque me suggère de retirer l'adverbe "souvent") et il m'arrive de me planter. 
Mais là, pour le coup, je suis contente d'avoir eu raison d'y croire dès le départ : mes chakras ne m'ont pas joué de vilain tour ! Ce que j'avais ressenti dès le début du tournoi se révèle un peu plus chaque jour.
J'adore cette équipe de France : en fin de match, hier soir, on voit sur le terrain des chatons qui se chamaillent, ont la banane et le sourire, prennent le temps de saluer leur public, entament leur "clapping" encore hésitant, moins puissant que l'islandais mais tout aussi harmonieux (à ce propos, je loue les fabuleux supporters islandais : définitivement, ils ont remporté la palme d'or du public le plus chaleureux, le plus émouvant, le plus doux, le plus généreux : votre présence renvoie une saine image du football, celle qui devrait toujours perdurer).
Hier soir, on a vu deux très belles équipes : la championne du monde en titre (puissante mais fragilisée par l'absence de quelques joueurs) et puis la française (avec des joueurs en devenir et déjà très bons voire pour certains, excellents). Tous nous ont offert un beau spectacle sans anicroche, tous méritent notre considération. Hier il n'y a eu ni perdants ni gagnants mais juste un match de football avec des attaques solides, des défenses qui ont tenu avec plus ou moins de réussite. Hier il y a eu deux superbes portiers (le meilleur gardien du monde, l'allemand Neuer et le non moins méritant Lloris pour la France auteur de deux arrêts incroyables même si, comme dirait mon cher père "il est là pour cela " .... Voyez comment j'ai été élevée à la dure !). Hier, il y a eu le magique Griezmann (petit mais stratège, rapide, efficace et qui ose tout) et deux équipes soudées. Hier, il y eu un beau jeu, des gestes respectueux entre compétiteurs. Hier, il fallait un seul gagnant parce que ce n'était pas un match de poule. Hier, nous avons vu une demi-finale qui ressemblait à s'y méprendre à une finale. Hier, ce fut encore un moment de pur bonheur et franchement, je ne demande que cela !

PS : quant à dimanche, rien n'est joué. Un match n'est jamais gagné d'avance (dixit un autre dicton paternel). Mais là encore, je crois en la victoire française, à fond même ! Même si je pense que l'équipe portugaise va tenter de fermer le jeu. A voir donc !

L'hymne officiel de l'Euro 2016
côté France

côté Portugal

Faites des gosses #2

Après l'aînée, voici la cadette (je vous rassure - je me rassure par la même occasion- je n'en ai que deux et elles valent leur pesant de cacahouètes. Comme qui dirait, j'ai attendu d'être mature pour les avoir, je les ai voulues et je ne le regrette pas : et d'avoir attendu, et de les avoir !)
Maintenant que je suis destituée de mon rang de dame des Hauts de France du fait d'une affectation professionnelle, je rate des moments du quotidien dont la présentation officielle de l'exposition artistique de la classe de mon ma C. Alors, parce que cela m'intéresse, à mon retour j'ai émis le souhait auprès de ma belette de découvrir les jolies œuvres scolaires et ce, hors délai.
Ma chère fille a transmis l'information à son enseignante de la façon suivante :
 "Ma mère aimerait voir l'exposition, parce qu'elle n'a pas pu venir à la soirée. "
 Mais elle n'a pas pu s'empêcher d'ajouter :
 "De toute façon, il faut toujours qu'elle se fasse remarquer !".
Je vous jure, j'emmène mes deux minettes en réunion publique devant un parterre de professionnels de l’Éducation Nationale et je suis assurée d'un effondrement radical et immédiat de mon autorité chèrement acquise !

Le jeudi, je me dis...

qu'elle a pris son temps ! 
Bon, je dois reconnaître que je n'ai jamais été une fan absolue de Patricia Kaas, un peu refroidie par sa voix rauque (pourtant sublime, il faut bien l'avouer). Et puis, mon cher Augustin (Trapenard pour les intimes... enfin, pour tout le monde surtout) a eu l'ingénieuse idée de l'inviter ce matin dans son émission sur France Inter et de la célébrer par un florilège de tous ses hits (et à chaque fois, je lançais "ça, oui, j'aime bien..." : ce qui fait au final que je l'aime, cette Patricia ! Je me demande si je ne l'apprécie pas plus parce que je vieillis. ) Et puis est arrivé son petit nouveau "Le jour et l'heure" et à la première écoute, l'émotion qui remonte, plein de sentiments qui défilent, des paroles ténues qui suggèrent plus qu'elles ne disent, une musique douce qui accompagne et une voix affirmée, sensible sans accroc, qui ne force pas le passage, qui ne prend pas toute la place.
Une réussite, encore !